J’ai joué au ballon tout à l’heure. Dans la rue, 2 marocains qui jouaient au soccer ont décidé de me faire une passe, ça l’air que j’ai envoyé le ballon au mauvais garçon, c’était un prétexte pour me dire leurs noms. Elias et Redi. J’avais pas kické un ballon depuis.. depuis.. je ne sais plus… Ils m’ont dit d’écrire un livre sur notre rencontre, et qu’ils me kidnapperaient lorsque je serai millionaire. Je crois pas devenir millionaire avec ce paragraphe, mais j’oublierai jamais qu’ils m’ont fait sourire.
Mon mois de mai va bien, j’ai le sourire facile, l’énergie renouvelable, des projets plein la tête et le cœur léger. C’est cool.
J’ai une amoureuse qui me comprend et avec qui je passe du temps de qualité. Mon amoureuse c’est la plus jolie, je suis la plus chanceuse. Elle m’a cuisiné un beau souper et des muffins au chocolat. C’est ça la vie quand il pleut.
Je vais bien. Ça respire. C’est reposant.
J’écoute Misteur Valaire en boucle et je feele terrasse. Été 2011, j’ai hâte de te vivre.
J’écoute principalement de la musique électronique, particulièrement de l’industriel. J’aime les sons froids, les rythmes métalliques, les voix sans-âme, les bpm violents, la base qui glace le sang…
Depuis plusieurs années à Montréal, se déroule un festival de musique electro-indus-noise-synthpop, anciennement C.O.M.A, maintenant pour la troisième année, ça s’appelle Kinétik et c’est durant près d’une semaine, à l’usine C.
J’y étais allée à la première édition, j’ai manqué celle de l’an passé, et je m’offrais d’y aller une soirée cette année, au départ pour voir un band que j’adore, Covenant.
J’ai eu la chance d’avoir un billet à gros rabais parce que j’ai dépanné l’organisateur de l’évènement en faisant ses cheveux à la dernière minute, ce qui m’a fait sauté de joie, comme je suis plutôt pauvre ces temps ci.
Étant super distraite, je lui ai demandé un billet pour la soirée du samedi, et je me suis rendue compte seulement trois heures avant de partir vers l’usine que je m’étais trompée de soirée (Covenant joue dans deux heures, et moi je suis devant mon écran…)! Malgré ma déception, j’avais quand même encore hâte, puisque peu importe la soirée, c’est un gros évènement en soi, donc je savais que je risquais quand même d’apprécier ma nuit. J’ai recherché les bands qui ne me disaient rien dans ceux que j’allais entendre au courant des prochaines heures, et j’ai surtout été intéressée par les sons d’Hypnoskull. Et quelle performance!!! J’étais vraiment épatée, je suis vraiment contente de l’avoir découvert, j’ai même mieux aimé son set que celui de Terrorfakt, qui était entre autre le set que je pensais le mieux apprécier de la soirée. J’ai eû un petit sourire en coin en me disant que je l’avais callé.
En me rendant vers l’usine, à pieds parce que j’habite pas trop loin, j’ai sorti mon billet pour vérifier l’adresse et m’assurer de tourner sur la bonne rue. Rendue presqu’arrivée, je décide donc de ressortir mon billet, pour être prête…. Cherche le billet en tâtonnant, m’installe sous un lampadaire pour mieux chercher, fouille dans le porte-feuille, lève un sourcil, re-tâtonne, ouvre grand le sac pour mieux voir dedans, re-fouille dans le porte-feuille….. FUCK.!! Mon billet!!!???
Je panique. Il est 20h30, Terrorfakt commence dans trente minutes, la soirée est sold-out et même si elle ne l’était pas, je n’ai pas suffisament d’argent pour me re-payer une entrée, je décide donc de revenir sur mes pas, en scrutant le sol comme si tout l’or du monde y était caché à quelque part, je respire vite, je sacre à voix haute, et me trouve soudainement complètement ridicule en corset avec la tête si basse et l’air si angoissé.
Je reviens complètement sur mes pas, là où je me rappelais avoir sorti mon billet, et désespère en ne le trouvant pas, comme si c’était certain qu’il allait être là. Je me remet à fouiller mon sac, puis, m’allume une cloppe 5 minutes plus tard, l’air hagard et l’espoir envolé. Je marche plus lentement, tout en continuant à regarder par terre, et en empruntant le même chemin, et reviens encore sur mes pas en me disant que la vie veut juste que je rentre chez moi.
Finalement, une petite ombre attire mon attention plus loin près d’un arbre, une ombre comme les cents autres qui m’ont déçues dans la demi-heure précédente, quand soudain, étant définitivement plus proche, je vois des petits détails verts lime se dessiner. Non. Ce n’est pas possible. Non! que je me répétais en essayer de tuer le re-gain d’espoir qui venait d’arriver, ayant beaucoup trop peur d’être déçue encore une fois. MAIS C’ÉTAIT MON BILLET!!! La vie veut mon bien. Vraiment. Les miracles sont possibles.
Je gambadais quasiment en refaisant pour la quatrième fois le chemin menant à l’usine C, et j’étais beaucoup trop contente d’apprendre en arrivant que je n’avais manqué que 5 minutes de la performance de Terrorfakt, qui ont aussi quand même donné une remarquable perfo pleine de feu non-sécuritaire, de fessage de masses lourdes sur des objets hétéroclytes, de gueulage intensif et de sons lichés et lourds comme je les aime.
J’ai rapidement spotté parmi la foule de goths venus de partout dans le monde, les gens que je m’attendais à croiser là-bas, j’ai même croisé mon ex, avec qui le ton est devenu soudainement beaucoup moins lourd qu’il y a deux semaines, on peut dire qu’on a fait la paix, ou du moins, qu’il ne me couvrira pas d’insultes gratuites si on a à se re-croiser (ce qu’on sait qui va ré-arriver).
J’ai dansé beaucoup pour une fille à jeun, ça m’a fait du bien, Hypnoskull, ça torche en tabarnak.
Vers la fin, lorsque mes jambes ne pouvaient plus me suivre, j’ai été m’asseoir contre un mur, pour mieux apprécier le spectacle avec mes autres sens. C’était Dive qui jouait, un autre nom que je ne connaissais pas, mais qui m’a fait réaliser quelque chose, à tous les moments ou sa musique arrêtait quelques instants. Les vibrations dans sa musique, les kicks réguliers et francs, toute l’énergie que la salle reflétait quand il jouait, je me sentais si bien, dans une bulle, un cocon plein de chaleur… Dès que ça arrêtait, j’avais l’impression que mon coeur arrêtait de battre au même rythme. J’ai compris que j’aime probablement l’industriel, parce que ça me donne l’impression d’être en vie. C’est comme un métronome pour mon âme. C’était vraiment agréable, et j’ai encore plus apprécié son set étant assise, laissant complètement sa musique me rentrer dedans, et toute la base faire shaker mon coeur dans mon corps.
Ce pourrait être la chanson mascotte de ce blog, ça fitte tellement avec le titre. Elle reste dans la tête, je vous préviens.
NIN – Only
♫I’m becoming less defined, as days go by
Fading away, well you might say I’m losing focus
Kind of drifting into the abstract in terms of how I see myself
Sometimes, I think I can see right through myself
Sometimes, I think I can see right through myself
Sometimes, I can see right through myself
Less concerned, about fitting into the world
Your world that is, cause it doesn’t really matter anymore
(No, it doesn’t really matter anymore)
No, it doesn’t really matter anymore
None of this really matters anymore
There is no you, there is only me
There is no you, there is only me
There is no fucking you, there is only me
There is no fucking you, there is only me
Vidéo que j’aime toujours regarder. Et oui, j’ai fini par aimer la chanson a force de l’écouter!
Et tout le footage vient du site Beautiful Agony , qui est à mon avis, un site autant porn que les autres, même si on ne voit ni sein, ni plotte, ni pénis. C’est tellement intime, que c’est drolement excitant. A voir!
Il y a certaines chansons que j’aime parce que leur videoclip m’a marqué. La chanson a beau être moyenne, je finis par l’aimer car j’y associe de belles images.
Quoi que je trouve la toune quand même très acceptable aussi.